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Lille, ma muse

Rencontre entre la poésie et la photographie

Über den Projekt

Janvier 2014, je me promène avec mon appareil photo. Une évasion sans trop savoir où je vais ni ce que je cherche. Puis au détour d'une rue, un vieux monsieur s'éloigne lentement, et ce fut la révélation. Je prends le cliché que vous verrez ci-dessous. Depuis lors, chaque année à la même époque, je vais au hasard de cette ville, Lille, pour capturer de nouvelles images. Je me suis évadé dans d'autres villes depuis, mais il s'agit d'autres histoires. Ici, je voulais marier mes mots à mes photos. Des mots qui ont été écrits dans les rues de Lille, dans une petite maison au sud de la ville, avec la musique, Chopin, Bach, Brel, Ferré, Barbara et tant d'autres qui m'ont accompagné et qui continuent de le faire chaque fois que le besoin se fait ressentir. 

Concernant le livre : 

100 pages. Format 19cm x 26cm                                                                                                                                Couverture impression quadri recto sur papier satiné 240 grs + pelliculage mat 
Intérieur papier satiné 135 grs
Reliure dos carré collé

 

Au fil des pages, vous verrez que chaque photo est accompagnée d'un texte de poésie ou de prose. Je suis photographe de métier. Ma seconde passion sont les mots. Ces photographies représentent ma vision de cette ville que j'aime. Les textes ne parlent pas de Lille, excepté "croquis lillois", un clin d'oeil au "Croquis parisien" de Verlaine. Les photographies se suffisent à elles-même. Non, ces textes sont teintés de mélancolie, ils ont été écrits entre les murs de cette ville. Quelle est donc cette muse qui habille chacun de ces textes? Nul doute que Lille a éclairé de ses nuits, mon esprit parfumé aux hivers de mon existence.

 

MONUMENT

 

La pluie tombe et ruisselle dans l’interstice des pierres,

Faisant teinter les mélodies de nos lointaines rivières,

Lorsque la jeunesse impatiente scintillait de mille éclats,

Dans l’effervescence et les rires de nos superbes climats,

 

Le monument de nos souvenirs est couvert de plantes,

La mousse et le lichen qui couvrent nos cœurs de fêtes,

Et les lierres cruels et indestructibles des belles défaites

Qui gravissent les parois de nos joies et les supplantent,

 

Les saisons se succèdent et se répètent inlassablement,

Au cœur de nos maisons qui cèdent sous les destinées,

Loin des heures d’insouciance qui précèdent l’isolement,

De nos peurs et de nos consciences encerclées d’années,

 

Et si le jour parfois éclaire le vieil amas de nos ivresses,

C’est en refermant les yeux que les visages apparaissent,

En ce monument de chair où se cachent nos existences,

Qui perlent doucement comme les jolis cris de l’enfance. 

CROQUIS LILLOIS

 

La ville est silencieuse en cette fin d’éclipse,

Une femme figée dans son regard complice,                                                                                                                            

Croise mon rêve éveillé dans la rue des arts,

Flamme miraculée de la nuit, sur le départ,

 

Plus loin, j’observe le vide place de l’opéra,

Le vestige d’un serment évidé de son pacte,

En cet espace abandonné par ses jolis actes,

 Aux fontaines de l’éternel « souviens-toi »,

 

La grande place encerclée de ses acrotères, 

De ses façades endormies en leur mystère,

Pour mieux se découvrir en pleine lumière,

M’isole du bruit en cet instant qui se perd,

 

Je pénètre alors dans la rue Esquermoise,

Et ses vitrines teintées d’obscurs artifices,

Passage pavé et central en cette esquisse,

Dont le sillon abrite la futilité bourgeoise,

 

Fascination pour ces rues flattées de noir,

En mon cœur langoureux rejaillit l’espoir,

De croiser en leurs méandres l’inconnue,

Qui guidera le rythme du souffle revenu,

 

La rue Royale endormie comme ses palais,

M’enlace un instant en son rêve englouti,

Dans le sommeil léger de ce temps ralenti,

Qui couve les amoureux derrière les volets,

 

La solitude en cet instant autorise l’écart,

De penser à ces filles offertes dans le tard,

Aux amateurs d’amour facile et sans joie,

Au cœur de la citée où l’argent reste le roi,

 

Mais il est temps de rejoindre mon infini,

En cette vieille ville confidente des nuits,

Souveraine en mon corps grimé de froid,

Elle y brille, telle la flamme en son beffroi. 

 

LE REFUGE

 

Ô mon soleil rouge sang en mon poitrail,

Il est temps que tes rayons se réfugient,

Dans la brume épaisse comme la muraille,

Et que ta flamme ne soit plus que bougie,

 

Volcan des divinités à la gorge brûlante,

En ton ventre gronde encore la diablesse,

Qui a fécondé la jeunesse de tes pentes,

De sa lave pénétrante jusqu’à la vieillesse,

 

Rubis convoité par le désir et par les dieux,

Brille encore de ton éclat dans l’amphore,

Comme le vin reposé à l’arôme délicieux,

Qui cueille la vie à la vendange de l’effort,

 

Refuge de l’effroyable mâchoire de l’oubli,

Ou sépulture de la beauté et de l’amour,

Tu entonnes à jamais la cruauté des jours,

Et la splendeur des nuits qui te supplient. 

 

VOLUTES

 

J’aimerais un jour écrire,

Ce que les ruisseaux disent,

Quand coulent les sourires,

En douces gourmandises,

 

Un soleil sur le visage inconnu,

Un sillon aux rivages paisibles,

Elle est belle la nuit et ses nus,

Dans le tourbillon irrésistible,

 

Celui que l’on embrasse,

Et les silences qui embrasent,

La légèreté des audaces,

Quand les bouches s’écrasent,

 

Je veux écrire comme on transpire,

Les chaleurs de ces nuits bleues,

Volutes des heures qui inspirent,

Les lèvres, du plus bel aveu.

 

IVRESSE DU SOIR

 

Le soir s’est imposé sur moi,

Et je sens le froid du dehors,

Qui se glisse jusqu’à mes doigts,

Sculptant les pensées de mon corps,

 

Sous le toit de l’imaginaire,

Où les cierges consument le beau,

De mon esprit et de ma chair,

Au milieu des bouquets de mots,

 

Je me répands dans l’atmosphère,

Les idées se heurtent et se pressent,

Sur le pan d’usure de ma sphère,

Guidées par l’élan de l’ivresse,

 

Chante, ô doux refrain de mon cœur,

Berce-moi de tes harmonies,

Qui enivrent comme la liqueur,

La bouche de mon insomnie.

 

 

BEL ANGE

 

Bel ange, tu sommeilles sur les pentes de mes rêves,

Et tu éveilles dans le calice de mes nuits surannées,

Toutes les parcelles de mon corps éprises de ta sève,

Qui coule comme le miel en ma gorge enflammée,

 

Comme tu danses dans le pêle-mêle de mes pensées,

Sur les lignes qui s’emmêlent aux bas de tes jambes,

Je devine des chorégraphies aux charmes encensés,

Par le sol qui se dérobe sous la grâce qui t’assemble,

 

Bel ange, tu ruisselles sur mon cœur cerclé d’amour,

Inondant toutes mes veines comme autant de ruelles,

Où s’imprègnent les couleurs indélébiles de tes atours,

Réchauffant mon hiver jusqu’à l’été de tes prunelles,

 

Alors que tu lances en mon âme tout le sel de ta joie,

Dissout dans la chaleur de la salive de nos baisers,

Eclairés par la candeur de nos corps embrasés,

Aussi vive que ta lueur qui scintille au fond de moi.

 

Bel ange de mon inspiration au souffle ardent,

Ravive les brasiers de nos souvenirs sous tes cils,

Et continue longtemps de déployer tes ailes fragiles,

Sur l’étrange sensation qui se déverse en mon sang.

 

Douceur vermeille de ta bouche sur mon abandon,

Tu caresses sans savoir mes lèvres de tes parfums,

Eveillant en moi les rivières et cet infime cordon,

Qui me ramène chaque nuit sur la rive de ton sein,

 

Saveur merveille de ta peau sur ma définition,

Je ressens la chaleur de ces paysages ensoleillés,

Lorsque je referme les paupières sur ta confection,

Jusqu’aux aurores bénies de ton regard émerveillé,

 

Doux rêve, il faut bien plus que quelques lettres usées,

Pour habiller les lignes que fait naître ta poésie,

En cette aube où tu brilles comme la perle de rosée,

Délicatement posée sur la feuille où chante la vie.

 

Wofür ist das eingesammelte Geld?

Ce livre est un moyen de recueillir la poésie et les photographies d'un même auteur en un même support. Il sert également à mettre en lumière la ville de Lille sous un aspect artistique, avec des photographies que l'on croirait d'un autre temps. Marier la poésie et la photographie, deux écritures qui se rejoignent dans les émotions qu'elles véhiculent. 

Le financement permettra d'éditer 1000 premiers exemplaires, et ainsi d'en éditer d'autres par la suite. Et peut-être même d'éditer de nouveaux projets grâce à la vente de celui-ci. Une première pierre d'un édifice qui ne demande qu'à grandir.

Merci par avance à tous les contributeurs. A vous, amoureux des mots et de la photographie. Vous êtes les acteurs à l'origine de la naissance de ce joli projet.

 

 

Über den Projektträger

Je m'appelle Samuel Pruvost, je suis photographe de métier. J'aime autant la photographie que les mots. Véhiculer des émotions. J'écris depuis toujours, c'est pourquoi il m'est venue l'idée d'allier la photographie à mes écrits, en créant ce premier recueil. 

Vous pouvez voir mon travail de photographe sur www.samuelpruvost.com ou sur Facebook à  https://www.facebook.com/spruvostphotography/

Pour les mots, j'ai placé quelques extraits ici, afin de vous donner un aperçu. Merci par avance pour votre aide et votre soutien.

FAQ

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