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Une Mission artistique pour la Foret Amazonienne

Echange Artistique avec le peuple Matses, indigènes d'Amazonie

Über den Projekt

L'OBJECTIF DE LA MISSION:

Un artiste va s’immerger deux mois dans un village très isolé d’Amazonie pour proposé de nouveaux médiums, outils, technique, aux indiens matses afin de valoriser leur culture originelle suite une évangélisation forcée. Il s'agit de développer leurs formes d’expression artistique et artisanale en partant de leurs besoins et de leur démarche propres pour aboutir à des productions originales  inédites comme cela a été le cas pour les aborigènes d’Australie ou les indiens Huichols du Mexique : http://arutam.free.fr/Huichol.html  (expliqué plus bas dans "revaloriser la conscience ethique par l'art)

Bien que très isolés, ces indiens matses, à la frontière Pérou-Brésil, sont en contact avec le monde moderne et doivent mener un combat contre les compagnies pétrolières qui s'intéressent à leur territoire. Ils protègent aussi quelques tribus proches non contactées qui doivent être laissées complètement tranquilles et autonomes. 

Si on veut permettre aux Matsés de continuer à vivre dans leurs villages en conservant l’essentiel de leur culture, il faut les aider à s'organiser tout en valorisant leurs savoir-faire dont l'art en tout premier lieu.  Sinon la tentation est forte  pour les jeunes générations de délaisser la forêt pour aller en ville, en perdant peu à peu leur identité  et en adoptant le mode de vie occidental. Ceux qui restent en forêt pourraient alors céder aux pressions des lobbies du bois ou miniers.   Cette mission est soutenue par l’association Arutam-Zéro Déforestation qui œuvre depuis 25 ans pour la protection de la forêt amazonienne et des peuples premiers (www.arutam.fr). Ce projet a reçu l’aval de la Junta Matses, organisation politique qui rassemble les 3.000 indiens matses du Pérou.

Nous comptons ramener des photos, un documentaires, et des oeuvres originales créées sur place.

 

 

 

La démarche artistique et culturelle

Les indiens matses se caractérisent par de l’artisanat commun à toute l’Amazonie (hamac, shigra, collier de dents), mais aussi pas des productions artisanales très originales encore utilisées au quotidien : des lances d’une grande finesse, des arcs et flèches de chasse, des bracelets coulissants de fibre de palmier. Par ailleurs, certains détails relevés sur des T-shirts ou sur les parois des maisons montrent un attrait particulier des Matses pour le dessin stylisé.

 

Le séjour à Puerto Alegre d’un artiste plasticien pendant 7 à 8 semaines vise à évaluer les techniques artisanales traditionnelles des matses et les qualités des meilleurs artisans/artistes matses en vue de leur proposer de nouvelles formes expressions artistiques ou artisanales, plus facile à commercialiser, compte-tenu de leur éloignement particulier (accès aérien uniquement). Si l’expérience est positive, d’autres séjours pourraient avoir lieu pouvant déboucher sur des cours plus spécifiques en fonction des demandes et besoins qui auront été détectés lors de ce premier séjour, mais aussi évoluer vers des résidences d’artistes en forêt (hébergés dans les malocas, cases traditionnelles reconstruites avec l’aide des associations Arutam et Latitud Sur).

 

Les activités de ce premier séjour à Puerto Alegre seront :

-Recensement des artisan(e)s suivi d’une enquête sur leurs spécialités, leurs besoins, etc…

-Rencontres et échanges avec les professeurs et les élèves de l’école du village

-Détection des personnes (hommes, femmes, enfants) ayant les meilleures aptitudes artistiques

-Réalisation avec ces derniers, de quelques ateliers d’échange spécifiques sur les techniques

-Tinctoriales naturelles

-Sculptures sur bois

-Fibres et tissages

-Croquis et dessins

-Peintures acryliques (à confirmer)

-Autres (à définir)

Elles impliquent du matériel qui sera apporté gratuitement par l’artiste.

La réussite de ce programme passe par un accueil dans les maisonnées de l’artiste et une collaboration des dirigeants autochtones et chefs coutumiers du village. Ce projet a reçu l’aval de la Junta Matses, organisation politique des 2000 indiens matses du Pérou.

 

 

 

L'Artiste:

Depuis tout petit j'aime a m'exprimer par le dessin, créer, innover, faire des projets. Une fois sorti du secondaire, se présentaient  devant moi deux choix, voyager ou étudier. Je sentais qu'il fallait que je pousse plus loin mes expériences artistiques, j'avais le désir d'apprendre, de voyager d'abord dans les couleurs et les traits. Mes créations se sont inspirées petit à petit de l'art ethnique et primitif, l'art tribal. AUjourd'hui, ma rencontre avec Arutam, une association qui travaille depuis 25 ans d'une manières qui me semble la plus ethique avec les indigènes, me permet de voyager, et m'instruire,  partager, créer à l'essence même d'un lieu magique, la : forêt amazonienne. Avec un peuple qui garde une tradition tribale. De plus ce projets se joue sur le long terme et me donne la possibilité de créer des liens, et de travailler de façon collective. 

 

REVALORISER LA CONSCIENCE ETHNIQUE PAR L'ART

Parce que la production se démultiplie, la frontière entre l’art et l’artisanat s’estompe, sans pour autant se dénaturerCar le sacré est plus que jamais présent dans ces nouvelles expressions artistiques autochtones : il est vu par les autochtones tour à tour comme une promotion de l’ethnicité, voire une diffusion de leur vision du monde, un rempart contre la discrimination raciale, et même un recours pour sortir de l’extrême pauvreté.

C’est précisément l’ambition de cet échange artistique que nous tentons d’organiser à la demande des indiens matses : revaloriser leur conscience ethnique par l’art. Proches parents des shipibos, les matses se distinguent par une grande maitrise des dessins stylisés. A l’image de cette peinture aborigène et de cette lance matses, nous pensons pouvoir susciter l’émergence d’une nouvelle expression artistique chez ces indiens.

 

    L’histoire nous enseigne que la rencontre entre occidentaux et autochtones, entre peuples chrétiens et chamaniques, s’est toujours soldée par des génocides ou des ethnocides. Entre indianité et modernité, l’opposition est très souvent violente si bien que la confrontation tourne systématiquement à l’acculturation du plus faible économiquement, c’est-à-dire à sa disparition en tant que culture propre et autonome.

 

    Pourtant, s’il existe bien un domaine où les traditions résistent le mieux, c’est probablement celui de l’Art.

L’art premier, toujours sacré du point de vue de son créateur, peut alors devenir emblème de l’identité menacée, véritable faire-valoir et étendard politique, mais aussi artisanat bouillonnant et fécond, symbole d’un métissage réussi. Peu de gens connaissent (ou veulent connaitre), ces cas d’hybridation entre Tradition et Modernité qui sont autant d’exemples d’une appropriation active de la modernité de la part des autochtones.

 

Les indiens huichols du centre du Mexique en sont peut-être l’exemple le plus frappant. Réputés pour leur magnifique tenue traditionnelle brodée à la main, arborant fièrement leurs animaux de pouvoir sur les manches de leurs vêtements de coton d’un blanc éclatant, les huichols ont pourtant adopté cette coutume dans les années 1930 en copiant notamment les pantalons modernes. A cette époque, les fils de couleur n’existaient qu’à la ville ; ils se passionnèrent pour cette nouveauté au point d’organiser tout un réseau d’approvisionnement sans pour autant ouvrir leur territoire montagneux aux étrangers.

 

C’est dans les années 50, à la mission catholique de Zapopan près de Guadalajara, que naissent les premiers tableaux de fils collés huichols directement inspirés des neirikas, ces tablettes de pierres gravées qui servent encore d’offrandes pour leurs autels à prière. Sur une planche en bois, l'artiste étale de la cire d'abeille dans laquelle il grave des motifs puis y colle des fils de laine très colorés en suivant les contours tracés par un cheminement concentrique afin de donner un effet de profondeur. Les tableaux de fil représentent les grands mythes huichol, l'histoire de leurs ancêtres, leurs croyances. Ce nouvel art, au-delà des techniques modernes employées, peut être qualifié d’authentique car il permet d’établir un pont entre passé et présent et rend encore plus vivante la tradition.

 

En 1971, en Australie, Geoffrey Bardon, jeune professeur de l'école de Papunya, petit village aborigène au nord-ouest d’Alice Springs, se passionne lors de ses journées libres, pour les signes dessinés par les aborigènes dans le sable. Grâce à l’entremise de ses élèves, il va leur demander de reproduire un mythe du Temps du Rêve dont il a entendu parler : le Rêve de la Fourmi à Miel. Les discussions sont vives avec les anciens qui ne souhaitent pas partager ce savoir secret avec des blancs. Fort symboliquement, ce sera sur le mur de l'école que se réalisera la toute première peinture sacrée moderne.

Là encore, c’est l’apport de couleurs vives jusqu’alors inconnues qui va bouleverser à jamais l’expression artistique et indirectement la vie de ce peuple. D'abord confidentielles, les premières peintures de Papunya vont très vite susciter l'intérêt au point de provoquer un véritable Big Bang artistique. Les aborigènes peignent sur des plaques de contreplaqué puis sur des toiles, réalisent des dessins sur papier, valorisent à leur manière le pointillisme. Il ne s'agit ni plus ni moins que de la naissance d'un nouveau mouvement artistique : l’art contemporain autochtone est né !

 

Cette démarche active d’un redéploiement des techniques, des supports et même du sens dans l’expression artistique du sacré chez les peuples autochtones peut être aussi illustrée par le cheminement des indiens shipibos d’Amazonie.

Fervents adeptes des représentations labyrinthiques sur leurs poteries depuis des millénaires parce que ces formes leur rappellent les visions que certaines plantes psychotropes provoquent lors de leurs rituels, ils découvrent avec l’arrivée des commerçants un nouveau support, le textile qu’ils s’empressent d’utiliser comme vêtement. Très vite, tout comme les huichols, sans les connaitre, les shipibos se mettent à peindre leurs labyrinthes sur leurs vêtements.

 

Ils en feront par la suite des tentures très appréciées des touristes qui au fil des décennies se complexifient pour plaire davantage. Des mandalas à symétrie radiale apparaissent progressivement.

Les couleurs vives, plus vendeuses, gagnent peu à peu du terrain chez un peuple qui affectionne pourtant la sobriété du monochrome. On y rajoute même des animaux de pouvoir, tel l’anaconda, pour enrichir chaque fois plus ces tentures kene (étymologiquement : qui porte le sacré).

Wofür ist das eingesammelte Geld?

Le financement va servir a payer le voyage jusqu'en Amazonie, du matériel d'art, les deux mois de vie chez les Matses. 

100% Une partie des billet d'avions.
150%Le voyage jusqu'a destination et les deux mois de vie chez les Matses.
200%Le matériel d'art.  

Ce projet est soutenu par l'association Arutam , association de soutien aux peuples premiers.

 

Über den Projektträger

Je m'appelle Pacôme Ricciardi. Je suis étudiant en art, je travaille sur l'art primitif et ses relations au sacré. Mes médium favoris sont le dessin, le volume. J'ai rencontrer L'association Arutam qui lutte contre la déforestation amazonienne, qui m'as proposé de participer au projet d'échange avec les Matses et c'es ainsi que l'histoire commence...

https://www.facebook.com/Kozmokubi/ (Ma page "Cosmocub", ou je met quelques projets plastique.)  

www.arutam.fr  (Lien du site de l'association Arutam Zero déforestation)

https://www.facebook.com/arutam.zerodeforestation (Facebook de l'asso)

En cas de question sur le projet, de débat, d'idée, de connaissance je serais ravie de partager avec vous.

pacomericciardi@gmail.com

 

FAQ

Wenn Sie noch eine unbeantwortete Frage haben, können Sie sich direkt an den Projektträger wenden.

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